Hier soir, Thomas et moi sommes allés voir la compétition 5, nous voyageons entre l’Irlande et la Chine, en passant par le Danemark et le Niger. Je suis mêlée et transportée entre la fiction, l’animation, l’expérimentale et le documentaire. C’est sur ce dernier que je vais me pencher, Au Centre de la terre d’Ingrid Patetta, se passe au Niger. Ces puisatiers qui se démènent pour trouver de l’eau au fin fond d’un puits, m’ont époustouflé, m’ont ému. Ils survivent face à la sècheresse, l’eau c’est la vie, et ils se battent au quotidien durant des années pour y trouver le vrai trésor finalement de notre existence. Je m’imagine là bas avec eux et je me demande si je survivrai face à cette misère et cette « guerre » avec la nature. Je me dis que la réalisatrice a peut être réussi son but : interpeller son publique et nous renvoyer en pleine face ce que nous faisons de l’eau. Du gâchis. Une remise en question s’impose pour nous : comment utilisons-nous cette richesse ? A méditer.
Ce soir je suis allée redécouvrir un film qui fait partie de mes classiques, Grease ! j’arrive à la trentième minute de la projection. Mince ! J’ai loupé le passage où ils dansent tous sur les bancs du lycée sur le titre Tell me more ! Installée confortablement sur mon fauteuil, je savoure plus que jamais le reste du film car cette fois ci je le vois en version originale. Toujours enchantée de le voir, mes jambes gesticulent toutes seules, ça swing ! Des souvenirs d’enfance me reviennent – oui j’ai bien dit d’enfance car je suis de la génération 80-90. Donc je me projette à ces années où je rêvais de pouvoir danser comme Olivia Newton John et d’avoir un John Travolta à mes cotés pour me faire tourner la tête… La réalité refait surface et je suis toujours accompagnée du duo du dancefloor mais là, c’est au bal que je les retrouve. Ce moment là, ô ce moment là, tous ces adolescents aux hormones en ébullition qui se déchainent sur la piste de dance et remuent aux rythmes d’une musique qui marque bien leur époque et qui me donne envie d’être née à la leur. Mais je suis née dans les années 80 et cela ne m’a pas empêché de danser sur leurs morceaux. Je n’ajouterai qu’une chose, Grease est un film intemporel. Il est clair que mes enfants en entendront parler.